dimanche 2 septembre 2012

Samedi 1er septembre (jr 4): Zubiri à Trinidad de Arre (15,8 km)

Hablo español ahora !

Réveil brutal ce matin; quelqu'un allume la lumière à 6h00 et j'étais en plein sommeil.  Je prends quelques minutes pour faire des étirements car mes articulations sont raides.  Serge est déjà debout et jase avec l'autre Pat; il a dormi entre les deux Pat.  Pour me donner de l'énergie, je prends double ration de déjeuner tandis que Serge mange très peu, il n'a pas encore faim, dit-il.

A 7h30 nous sommes prêts à partir et faisons nos adieux à nos compagnons de chambre qui se rendent à Pamplona; notre destination pour la journée est Trinidad de Arre.  Nous traversons le pont de la Rabia, puis montons à droite la ruelle cimentée.  Le ciel nous annonce une journée agréable avec du soleil, un peu de vent et un temps frais.

Le pont de la Rabia
Sur le chemin, nous rencontrons Luca qui marche avec son père Marc âgé de 75 ans et qui a fait le Chemin plusieurs fois; tous deux sont alsaciens. Nous les laissons à Larrasoaña car nous voulons aller acheter des provisions pour le midi.  Surprise! tout est fermé. Je vérifie ce qu'il nous reste dans nos sacs: 2 barres tendres, 2 morceaux de chocolat, une demi-galette et 1 boîte de sardines; est-ce que Serge voudra en manger? J'en doute.

Nous continuons notre route ...... Un peu plus loin, nous prenons le mauvais chemin et une pèlerine (du Danemark) nous interpelle pour nous en avertir.  Je fais un bout de chemin avec elle et devant mon inquiétude de ne pas avoir assez de nourriture, elle me donne une banane.  C'est ça la solidarité sur le Chemin.

En arrivant à Irotz, nous apercevons un groupe de pèlerins attablés à une terrasse, puis nous découvrons le bar-restaurant "El Forno Casero". Bien qu'il ne soit que 11h30, nous décidons d'y prendre notre repas et de goûter les spécialités du pays.  Les propriétaires étant espagnols, j'en profite pour m'exprimer dans leur langue; c'est un peu ardu mais devant leurs encouragements, je laisse tomber la gêne.  Dorénavant, lorsque je rencontre les gens du pays, je les salue et leur dit quelques mots, mêlant l'anglais et l'espagnol. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Bea, jeune espagnole de 19 ans, qui parcourt le Chemin avec son père.

Le bar-restaurant El Forno Casero à Irotz
Nous continuons notre route avec Donna de l'Afrique du Sud et Teresa de la Californie mais originaire de la Corée du Sud; c'est à elle que Serge avait donné des Advils lors de notre première journée de marche.  Après avoir traversé le pont médiéval sur la rivière Ulzama, nous arrivons à 13h30 au couvent de Trinidad de Arre, tenu par les frères maristes.  Cet albergue est un ancien hôpital pour pèlerins fondé en 1150.  A l'intérieur se trouve une jolie chapelle gothique-romane.  Martin, le frère responsable de l'accueil, nous conduit à notre dortoir de 20 lits; nous sommes en compagnie de Donna et Teresa qui ont décidé de s'arrêter au même endroit.  Cet albergue est un endroit charmant et paisible; nous pouvons nous reposer dans une cour intérieure toute verdoyante.

L'albergue de Trinidad de Arre

Nos lits à l'albergue de Trinidad de Arre
Mais il faut aller à l'épicerie afin d'acheter des provisions pour le déjeuner du lendemain.  En route, nous rencontrons nos amies irlandaises, Myriam et Margot qui se rendent à Pamplona.  Elles nous racontent qu'elles ont pris le mauvais chemin la veille et ont abouti dans une autre ville plusieurs kilomètres plus loin.

Les pèlerines irlandaises Myriam et Margot
Teresa, qui a brisé ses lunettes, part en autobus pour Pamplona. Avec mon peu d'espagnol, je réussis à m'informer auprès d'un couple espagnol de l'endroit où elle peut les faire réparer.  Ce soir nous allons au souper des pèlerins dans un restaurant de la ville. Nous partageons notre table avec 4 Danois qui parlent un peu l'anglais.

Nous avons appris ce matin que Charlotte, la petite-fille de nos amis Yvan et Lise, est maintenant hors de danger, grâce aux bons soins des médecins et une bonne dose d'antibiotiques. Nous nous en réjouissons pour sa famille. Bon retour à la maison Charlotte.


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