samedi 6 octobre 2012

Samedi 6 octobre(jr 39): Sarria à Portomarin (21,6 km)

Des pèlerins trop bruyants

Hier soir, notre hospitalero nous a fait un feu de bois dans le foyer de notre dortoir; ce fut agréable de s'endormir avec le crépitement et la senteur du bois. Nous avions comme compagnon de dortoir, Josh un jeune garçon de 18 ans originaire de Winnipeg au Manitoba, qui a pris six mois de sabbatique après ses études secondaires pour voyager.  Il a passé le mois de juillet en Autriche et a décidé de faire le Camino par la suite, un garçon vraiment sympatique.

Nous quittons l'albergue à 8h00 dans la pénombre du matin par un long escalier de pierres.  Ce matin mes jambes sont encore fatiguées de la marche difficile de la veille.  Tout va bien pour Serge.  Nous passons devant la prison de la ville puis un calvert ainsi que devant le très joli Couvent de la Magdalena.

Le Couvent de la Magdalena à Sarria, au lever du jour
Après 45 minutes, nous débutons une longue montée à travers une forêt dense; tous les pèlerins peinent à monter, enlevant manteaux et chandails car on transpire beaucoup.

A Barbadelo (4,4 kilomètres plus loin), nous faisons un arrêt et prenons notre premier café de la journée; celà nous donne un regain d'énergie.  L'albergue Casa Barbadelo serait un bel endroit pour terminer une journée pour ceux qui préfèrent les petits villages. Après Mercado da Serra, nous arrivons à un lieu historique, la fontaine avec une piscine pour les pèlerins d'une autre époque.

Fontaine et piscine pour pèlerins d'une autre époque
Aujourd'hui il y a beaucoup de pèlerins sur le Camino; il y a ceux qui veulent marcher uniquement les 100 derniers kilomètres jusqu'à Santiago et qui débutent à Sarria et il y a aussi les étudiants espagnols bruyants et pressés qui arrivent en autobus et pour qui faire les 100 derniers kilomètres fait partie de leur curriculum.  Il dérange notre tranquillité.

Borne du 100 km avant Santiago de Compostelle

Devant Serge, 3 étudiants se rendant à Santiago
Par des sentiers bordés de murets, nous traversons de nombreux hameaux où les fermiers labourent les champs et où les vaches et les moutons paissent paisiblement.  Nous passons à gué sur des corredoiras (grosses dalles de pierre) qui permettent d'éviter les endroits inondés en périodes de pluie.


Passage à gué sur des corredoiras
Enfin nous nous arrêtons pour dîner à Ferreiros à la Casa Cruceiros où nous retrouvons Josh qui a bien mal aux jambes et où nous prenons la soupe tradionnelle de la région "Sopa caldo gallego" et le gâteau au fromage du pays; c'est maintenant un dîner classique pour nous.  Pendant que nous mangeons, les étudiants continuent leur chemin et nous pouvons reprendre notre marche dans la tranquillité.

Josh attablé à la Casa Cruceiros de Ferreiros
Dans le hameau de Mirallos, nous nous arrêtons quelques instants pour admirer sa jolie chapelle et nous recueillir dans son cimetière de tombes superposées.

Cimetière de tombes superposées à Mirallos
Sur le Chemin, nous voyons beaucoup de choses pittoresques, souvent créées ou laissées par les pèlerins.  Nous sentons venir la fin du pèlerinage à voir toutes les choses dont les pèlerins se sont délestées.

Étalage d'articles dont se sont départis des pèlerins
A 15h15 nous entrons enfin à Portomarin par le pont qui enjambe les eaux du Miño, puis montons l'escalier de pierre qui nous permet de gagner la ville haute .  Nous retrouvons les étudiants qui s'installent avec leurs professeurs à l'albergue Ferramenteiro où nous voulions aller;  nous rebroussons chemin et allons plutôt à l'albergue Mirador en face; c'est bien ordinaire comme hébergement, mais nous sommes trop fatigués pour chercher ailleurs.

Pont de Portomarin et en contrebas les piles du pont médiéval

Escalier pour atteindre la villa haute de Portomarin
Etant donné que demain nous marcherons 25 kilomètres pour nous rendre à Palas de Rei, nous prenons  des arrangements pour faire transporter nos sacs à dos; cela nous coûtera seulement 3 euros par sac et rendra notre journée plus agréable.

2 commentaires:

  1. Bonjout à vous deux,
    Je sens que la fatigue s'accumule. Bon courage vous y êtes presque.
    A+
    ta soeur Louise

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  2. Merci Louise pour tes encouragements. Il ne nous reste que 4 jours avant d'arriver à Santiago.

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